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"- Comme cela dort! A quoi peuvent penser ces petits fronts couronnés de leurs boucles angéliques? C'est une âme qui est là-dedans. Cela deviendra une femme capable de charmer, hélas! et de souffrir!
Puis encore:
- Comme il doit être bon de gagner peu à peu, à force de soins, à force de tendresse, tout l'amour de ces chères petites créatures, de guetter le premier sourire, d'attendre la première caresse, et qu'il doit être facile de se dévouer tout entier à leur bonheur! Et mille autres folies que la plupart des hommes de bon sens n'auraient point trouvées. Et mille naïvetés tendres, qui feraient sourire les messieurs, mais qui eussent mis des larmes dans les yeux de toutes les mères. Et enfin ce mot, ce dernier mot, parti du fond de son coeur comme un acte de contrition:
- Ah! je n'avais jamais tenu un enfant dans mes bras!"
Ironie d’Oriane (Bic vert): Pourquoi faut-il que l’humanité presque toute entière s’attendrisse devant les nourrissons comme si la plupart d’entre eux n’étaient pas destinés à devenir des imbéciles, des incultes, des personnes rustres et grossières. Le bébé n’est après tout que le prémisse de l’homme cette bête le plus souvent mauvaise et néfaste… Je n’ai jamais eu d’enfant (au désespoir du Général qui rêvait d’une dynastie pour, de cette façon naïve, croire se perpétuer donc vaincre la mort…), je ne pouvais pas en avoir mais, si je l’avais pu, je suis sûre que je n’en aurais jamais voulu.
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